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Définition de la Foi

La Persévérance ou la Foi est la faculté qui nous donne le pouvoir d’accomplir une tâche sans nous laisser nous détourner de notre but ni par les difficultés initiales, ni par les obstacles qui se multiplient à mesure que nous progressons dans notre travail.
C’est la forme d’énergie qui nous permet de développer une force de volonté suffisante pour ne jamais être découragé par le travail qui nous incombe, si nous voulons réussir dans nos entreprises.
C’est l’art d’aller directement vers le but que nous nous sommes assigné, en ignorant les petits ou grands tracas temporaires, sauf comme motifs pour rassembler toutes nos forces afin de les surmonter.
C’est la qualité que nous trouvons dans les personnes d’un tempérament enthousiaste qui, ayant repéré les possibilités favorables d’une entreprise, ne laissent rien les en écarter et qui ne peuvent jamais être vaincus par les événements qui menacent de mettre en péril la réussite finale.
Différences entre les persévérants et ceux qui ne le sont pas
Les personnes persévérantes appartiennent au type qui est capable de continuer à avancer fermement dans la voie qu’il a choisie, malgré les dangers qui jalonnent sa route.
Loin de diminuer le courage de telles personnes, les obstacles semblent plutôt les redoubler.
La fièvre du combat décuple leur force et les difficultés auxquelles ils se confrontent ne font qu’aiguiser leur esprit.
Les persévérants ne connaissent pas les faiblesses qui dominent ceux dont les frêles volontés se brisent en morceaux au premier contact avec des forces hostiles.
Ces derniers s’abandonnent au désespoir et rejettent toute la faute sur le destin qui n’y est pour rien.
Ils font très attention à ne pas admettre leur propre incompétence et ne font aucune tentative pour la transformer en énergie constructive.
Leur inaptitude s’accommode beaucoup mieux de l’inaction et ils cessent de lutter pour leur but tout en se trouvant des excuses devant leurs propres consciences en s’exclamant :
“Rien ne me réussit ! Il est plus sage de ne pas persévérer !”
Tout réussit à celui qui persévère
Cependant ils ne manquent aucune occasion de se lamenter sur la chance de leurs voisins, capables de mener à bien toutes leurs actions.
“Oh ! S’ils étaient à ma place”, gémissent-ils “cela ne se passerait pas comme ça! Tout réussit à ces gens là !”
Leur envie leur fait dire une vérité.
En effet, tout réussit à l’homme qui possède la force de volonté et la persévérance et rien n’arrive à bon terme entre les mains de celui qui ignore délibérément les occasions de tourner chaque penchant favorable du destin au profit de son but.
La place de la persévérance de nos jours
Jamais en aucune période de l’histoire du monde la persévérance n’a été plus nécessaire que de nos jours.
La propagation de l’éducation générale, en stimulant tant de talents qui auparavant sommeillaient en germe, a énormément augmenté le nombre de concurrents dans la lutte.
Celle-ci de ce fait est devenue beaucoup plus dure et longue et elle exige de ceux qui s’y sont engagés une volonté inflexible, soutenue par un effort infatigable qui est la base de toute persévérance.
Cette constance dans la poursuite d’un but ne met pas en jeu uniquement les qualités requises pour accélérer la réalisation de notre but.
Elle est aussi le résultat d’une idée qui a été examinée et mûrie dans l’esprit jusqu’au moment où elle a acquis assez de vitalité pour pouvoir se transformer en actes.
Définissez bien le but que vous voulez atteindre et soyez prévoyant
La persévérance restera stérile si le but n’est pas clairement envisagé. Avant que nous soyons capables de maintenir notre ligne de conduite sur un chemin donné il est indispensable de savoir où celui-ci nous mène.
Le nombre de ceux qui errent dans des impasses est légion. Ces personnes sont saisies d’étonnement lorsqu’elles rencontrent des difficultés qu’elles auraient pu prévoir, si seulement elles l’avaient voulu.
Ceux qui sont dotés de persévérance rassemblent leurs forces à ce stade ; ils réfléchissent à la nature des obstacles qu’ils vont probablement rencontrer et ils évaluent leurs propres forces de résistance.
S’ils ne se sentent pas capables de franchir les barrières qui s’érigent devant eux ; s’ils prévoient que ces difficultés deviendront sûrement des impossibilités, ils n’hésiteront pas un instant à revenir à leur point de départ et à chercher une route plus pratique.
N’abandonnez jamais devant les obstacles
Néanmoins, abandonner un projet équivaut pour beaucoup d’individus à avouer leur propre faiblesse et ils se déroberont à une décision qui leur apparaît à la lumière de l’échec.
Mais pour un homme énergique les obstacles sont des ennemis et, de même qu’un soldat se croirait déshonoré s’il fuyait devant le mouvement des forces adverses, cet homme diminuerait dans sa propre estime s’il ne continuait pas à combattre jusqu’au bout.
La première chose à faire pour ceux qui se trouvent dans une position de difficulté est d’arrêter d’avancer, non pas, dans un premier temps, pour reculer, mais pour s’accorder un temps de réflexion.
La réflexion : alliée de la persévérance
Nous verrons plus tard qu’il est d’une nécessité vitale, pour celui qui a décidé d’être persévérant, de ne jamais procéder de façon irréfléchie.
La réflexion devrait être le fondement de toutes nos entreprises.
L’homme qui engage un combat sans avoir décidé auparavant que ce pas était nécessaire – est battu d’avance.
Quel soldat envisagerait d’aller à la guerre sans armes ?
Dans la lutte pour la vie le combat est aussi impitoyable que sur le champ de guerre et parfois il est tout aussi mortel.
La constance des idées est indispensable
Quand une personne est suffisamment informée sur les efforts qu’elle doit déployer et quand elle a anticipé les aléas et les difficultés de la route devant elle, il sera temps d’aborder la question de réduire les premiers et de surmonter les seconds.
La mère de toute persévérance est la puissance de l’idée motrice.
Cette vertu a été beaucoup calomniée.
Les faibles et les incapables se font une joie de la taxer de “manie” ou “d’idée fixe”.
Mais la constance des idées est une qualité indispensable pour obtenir des résultats.
Les idées vagues et incohérentes conduisent invariablement à des décisions dont la diversité même est signe de faiblesse.
Fixez un but et élaborez un plan
L’homme qui désire vraiment et ardemment parvenir à son but se méfiera de toute suggestion étrangère à la finalité principale qui occupe son esprit.
Les buts qu’il poursuit seront toujours les régulateurs des décisions qu’il prend.
Il ne perdra pas de vue que l’effort de volonté qui l’amène à prendre une certaine décision n’est qu’un état passager.
Afin que cet état d’esprit s’établisse durablement, il est nécessaire qu’il produise des actes orientés vers la réalisation du but.
Dans les cas où l’action a été prématurément déclenchée, il ne doit pas se permettre d’être hanté par des pensées hostiles à l’issue favorable de son entreprise.
Nous parlons maintenant, il faut bien le souligner, uniquement des cas dans lesquels de telles pensées peuvent le faire dévier de sa route ou le détourner de son but.
Dans tous les autres cas, il devra accueillir et examiner avec un esprit critique et la plus grande attention, tout changement, toute amélioration possible qui lui viennent à l’idée.
Cependant, avant de modifier éventuellement le but initial il lui faudra entreprendre un examen sérieux des faits impliqués, afin d’éviter de s’embarquer de manière irréfléchie dans un parcours dangereux ou, pire encore, un parcours n’aboutissant nulle part.
L’homme ayant le don de persévérance fait, avant d’élaborer le plan qui doit être suivi avec persévérance, exactement ce que font tous les voyageurs prudents avant de partir en voyage.
Il faut être prudent et prévoyant
En premier, ils considèrent leurs goûts et les raisons de l’intérêt particulier qui les pousse à choisir un pays plutôt qu’un autre.
Une fois leur choix arrêté, ils examinent les moyens à leur disposition.
Ensuite, ils prennent en compte le temps qu’ils peuvent consacrer au voyage.
Puis ils se procurent les vêtements et l’équipement dont ils auront, selon toute probabilité, besoin.
Ceci fait, ils déplient devant eux la carte du pays choisi et ils établissent soigneusement le plan de leur itinéraire, en tenant compte des retards et des difficultés dues aux liaisons, marquant les villes dans lesquelles ils veulent s’arrêter et les endroits ou localités qui leur semblent intéressants.
Alors seulement ils se mettent en route, sachant exactement où ils vont sans être exposés aux aléas qui pourraient les dérouter.
Ceux qui agissent autrement vont très probablement se trouver dans l’embarras dès le départ.
Le risque de rater les correspondances qu’ils n’ont pas soigneusement étudiées à temps les maintiendra dans un état d’anxiété permanent qui les privera de toute liberté de se détendre. Le fait d’avoir négligé de se munir du nécessaire provoquera un trouble continuel, et le danger que leurs maigres ressources disparaissent avant la fin du voyage les forcera à écourter leur séjour bien avant le délai prévu.
D’autres encore, incapables de résister à l’attrait des endroits entrevus à distance succomberont à la tentation de s’éloigner du trajet préétabli pour les observer de plus près.
Ainsi ils perdront une partie précieuse de leur temps et courront le risque d’être complètement déroutés.
De plus, ces endroits en apparence attrayants ne sont pas toujours à la hauteur des attentes de la personne et celle-ci empiète par conséquent sur son temps de voyage sans en retirer aucun bénéfice.
Ceux qui manquent de persévérance finissent toujours par abandonner
Dans ce genre de circonstances, au lieu de se raisonner et de retourner à leur plan de voyage initial sans plus en dévier, les personnes qui manquent de persévérance se mettent à errer sans but s’imaginant, à chaque nouvel horizon que la distance revêt de couleurs féeriques, qu’ils ont fait une découverte prodigieuse.
D’autres, doués d’une imagination moins vive, poursuivront leur voyage sans prêter attention à ces mirages captivants, mais y renonceront au premier petit obstacle rencontré en chemin.
La moindre fatigue les épuise totalement et les voilà près à retourner, sans plus attendre, chez eux et à abandonner un projet qui leur semble impliquer de bout en bout un effort trop complexe.
Nous pouvons affirmer en toute vérité qu’une fois de retour chez eux, ces individus trouveront des raisons semblables de découragement face aux menues tâches quotidiennes dont ils reporteront l’exécution le plus longtemps possible.
L’homme qui se trouve toujours des excuses se prive par-là même du pouvoir dont il aura besoin dans sa prochaine tentative de réussir.
La volonté de persévérer doit être le centre autour duquel gravitent toutes les qualités requises pour la conquête de cette vertu. Car il s’agit bien, sans conteste, d’une vertu. Le mot n’est nullement trop fort puisque la persévérance, bien comprise, est formée de la combinaison d’une multitude de qualités que nous avons appris à admirer.
Armes d’attaque et de défense
Ajoutons aussi que dans la lutte pour la vie et selon les circonstances, ces mêmes qualités représentent autant des armes d’attaque que de défense.
Elles nous servent à combattre tous les défauts qui sont les ennemis de la sincérité et de la réussite.
Elles attaquent ces défauts, ouvrent des brèches dans leurs défenses et continuent à les combattre jusqu’à leur destruction complète, des racines aux branches.
Elles forment aussi le bouclier qui nous protège des coups mortels dirigés contre nos meilleurs espoirs par les défauts mêmes qui nous empêchent de pratiquer la persévérance.
Ces ennemis, pour ne citer que ceux de première importance, sont :
La paresse ;
Le découragement ;
Le manque de confiance en soi ;
L’impatience ;
La superficialité.
Les tâches faciles sont réservées aux paresseux
En implantant dans nos esprits la haine de l’effort, la paresse nous permet de ne réussir que les tâches les plus faciles, celles qui ne font appel ni à la concentration mentale ni à l’attention soutenue et encore moins au travail régulier.
À ce point il est utile de rappeler que toutes les entreprises qui ne nous demandent qu’un minimum d’effort et de réflexion, sont presque toujours de valeur inférieure.
La facilité avec laquelle elles peuvent être réalisées les rend accessibles à tout un chacun, les plaçant ainsi hors du domaine réservé aux ambitions supérieures.
Tellement de personnes peuvent aborder et effectuer ces tâches que, en dehors du domaine régi par l’offre et de la demande, celles-ci perdent tout l’intérêt moral et physique qu’elles auraient pu avoir initialement.
Mais même ceux qui sont attirés par les tâches dépourvues de toute difficulté sérieuse n’hésitent pas à les abandonner lorsque l’âpreté et la densité de la concurrence les contraignent à exercer les qualités mêmes d’action et de persévérance que leur paresse les a empêchés de développer.
Les paresseux sont, par conséquent, éternellement condamnés aux travaux de second ordre et à des emplois sans avenir. La paresse aboutit toujours à une absence de force morale qui éloigne la personne qui en pâtit de tout ce qui pourrait porter le nom de travail.

La paresse mène toujours à la dégénérescence
Le champ d’expérience reste ainsi en friche, bien qu’une petite activité le ferait rapidement fleurir avec des fleurs de sagesse dont le parfum adoucit la vie des ouvriers.
Sur la terre représentée par l’état d’esprit de l’oisif, l’étouffant lierre et une centaine d’autres plantes parasitaires régneront bientôt en maîtres incontestés d’un territoire que personne ne leur disputera plus.

En conséquence, les personnes qui sont victimes de la paresse sont dotées de pleins d’autres traits négatifs.
Les parties de la personne qui aspirent à la réussite ne restent pas longtemps à leurs côtés. Elles dépérissent ou traînent une sorte d’existence demi-morte, étouffées par la croissance d’innombrables défauts qui jaillissent tous d’une imperfection primaire.
Ces personnes deviennent bientôt elles-mêmes pareilles aux excroissances morbides qui ne semblent être animées par aucun principe réel et vital. Lorsque la complaisance dans la paresse atteint son point extrême, elle mène toujours à la dégénérescence de l’individu concerné.
La nécessité d’un entraînement régulier
C’est un fait reconnu que les organes dont les fonctions habituelles sont régulièrement négligées deviennent atrophiés.
Très peu de personnes, par exemple, peuvent se servir de la main gauche aussi facilement que de la droite.
Cependant, à la naissance, ces 2 membres sont également adaptés aux mêmes buts.
Mais il a été décrété que les enfants seraient corrigés dès qu’ils essaieraient d’utiliser leur main gauche, ce qui explique pourquoi celle-ci n’acquiert pas l’adresse et la dextérité de la main droite.
Ainsi ceux dont l’activité exige l’utilisation de la main gauche, les violonistes ou les pianistes, parviennent à un degré d’habileté qui restera à jamais inaccessible à ceux qui n’ont pas fait d’exercices particuliers pour activer la main gauche.
Le découragement et sa cause

Tout près de la paresse se tient le découragement qui est l’effondrement de toute volonté quand il s’agit d’œuvrer en vue d’un but déterminé.
La confrontation à un obstacle imprévu est la cause du découragement.
Les esprits vigoureux ne verront dans un tel obstacle rien d’autre qu’un stimulant et la fascination pour le combat les incitera à persévérer dans le chemin qui les conduira à la réussite.
Mais les esprits hésitants perdent courage à chaque revers susceptible de retarder la réalisation de leurs objectifs.

L’attitude à adopter face aux obstacles

Face aux événements adverses ils ressemblent au mineur qui voit d’immenses blocs de pierre constamment tomber dans la rigole qu’il est en train de creuser, menaçant de bloquer le passage.
Après avoir déploré une telle succession d’événements hostiles l’homme persévérant reprendra rapidement courage par la seule réflexion que de tels regrets ne sont ni utiles ni nécessaires.
Il va simplement faire l’effort de volonté indispensable pour surmonter les obstacles qui se sont accumulés sur son chemin, et lorsqu’il aura réussi sa tâche il sera d’autant plus satisfait que cette dernière aura été beaucoup plus ardue que ce à quoi il s’attendait et que, par-là même, il aura été encore plus honorable pour lui de la mener jusqu’au bout.
Mais l’homme dont la force de volonté s’est atrophiée reculera devant ce redoublement de difficultés.
Il préférera abandonner totalement l’entreprise que recommencer une seconde fois le travail qu’il a déjà fait et, tout en s’apitoyant sur soi à cause de l’inanité de ses efforts précédents, il reviendra sur ses pas, content que ses tentatives contrariées n’aient pas au moins bloqué la voie à un retour sans danger.
Le manque de confiance en soi est toujours causé par une mauvaise expérience du passé.
Cependant, au lieu d’accepter de devenir la proie de cette peur des plus honteuses il sera beaucoup plus avisé de jeter un regard sur ses actions passées et de reconnaître en toute honnêteté ses propres erreurs.
L’acte réfléchi et l’effort actif
On s’aperçoit tous les jours que les échecs de toutes sortes sont presque sans exception le résultat d’un manque de réflexion, d’un découragement facile ou de l’absence d’un effort actif.
Nous devons reconnaître que cette dernière est l’une des raisons principales de l’échec.
En parlant d’effort actif nous n’entendons pas l’extrême mobilité que certaines personnes ont tendance, pour lui conférer de la dignité, à qualifier de travail.
L’activité réellement féconde est rarement agitée.
Elle a les caractéristiques de la persévérance dont elle est un facteur important.
Un mouvement effréné ne peut pas durer et lorsqu’il s’achève, il ne laisse qu’épuisement.
La cessation de l’effort marque l’arrêt du progrès et nous savons déjà que tout ce qui ne progresse pas dégénère.
Il en découle que, s’associant dans notre esprit à la déception, la fatigue tend à détruire en nous toute motivation à renouveler le combat.
Il faut croire en soi
Dans les situations où les personnes persévérantes ne voient rien de plus grave qu’une incommodité passagère, celles qui manquent de confiance en soi découvrent un obstacle absolument infranchissable.
Au lieu de redoubler d’effort, elles s’arrêtent pour se plaindre de leurs problèmes, elles affirment que de toute façon leur tentative était vouée à l’échec et elles optent pour une solution tronquée.
Croire en soi est un levier puissant même entre les mains du plus faible.
Dans chaque entreprise, c’est le phare qui illumine notre route et qui nous permet de rester dans la ligne droite qui conduit au succès, sans errer à droite ou à gauche.
C’est pourquoi, si seulement on prend la peine de nous examiner en toute honnêteté, on reconnaîtra sans mal que l’on peut facilement remédier au manque de confiance en notre propre pouvoir parce que celui-ci provient de causes que l’on peut découvrir et changer sans trop de difficultés, avec en perspective leur suppression finale et définitive.
Le remède est donc étroitement lié à la maladie et tout un chacun peut facilement le trouver.
Quant à la façon de l’appliquer, il suffit de faire appel au discernement et à la force de volonté.
L’impatience : antithèse de la persévérance
L’impatience est l’antithèse exacte de la persévérance. En voulant tout le temps précipiter les résultats, elle les mutile quand elle ne les détruit entièrement.
Si la procrastination est une chose déplorable, un trop grand empressement ne l’est pas moins. L’impatience crée des obstacles infranchissables à toute perfection.
Combien de fois n’interrompt-elle pas le développement d’une action, anéantissant de ce fait l’utilité du travail en cours qui se trouve soudainement détourné de sa direction initiale et de son but ultime.
Les personnes impatientes peuvent être comparées à l’homme qui voulant accélérer la naissance d’un poussin casse prématurément la coquille qui le protège. Il annihile de la sorte ce qui, sous sa forme originelle ou sous celle de l’oiseau qui en émerge, pourrait être source de nourriture agréable, mais qui maintenant n’est plus d’aucune utilité à personne à cause de sa sotte impatience.
La superficialité détruit les efforts
La superficialité est la pierre d’achoppement qui détruit les efforts de tant de personnes dont la volonté est irrégulière. Elles abordent plein de choses, entreprennent des tâches innombrables mais ne fixent jamais leur esprit sur un but unique.
Une bagatelle suffit à les détourner du travail entamé et à leur en faire commencer un autre qu’elles abandonneront aussi avec l’inconsistance qui caractérise leurs impulsions précaires. Il leur est absolument impossible de demeurer un certain temps dans la même condition d’esprit.
Piquées par la curiosité, elles se détourneront à tout moment de leurs projets pour se précipiter la tête la première dans d’autres qu’elles quitteront peu après avec la même inconstance chronique.
Les personnes superficielles ne récoltent jamais les fruits de la réussite
Ces personnes sont-elles sincères dans leur désir d’accomplir quelque chose ?
Oui, en général, elles le sont.
Mais le moindre petit événement leur fait changer d’idée. Le plus menu obstacle, sans nécessairement les effrayer, les refroidit et les démoralise rapidement.
Sans même essayer de trouver une issue ou de combattre cet obstacle d’une manière ou d’une autre, elles se jettent dans une autre activité dont, en raison de la superficialité de leur point de vue, elles ne voient pas les désavantages.
Leurs vies sont une série constante de nouveaux débuts et elles ne récoltent jamais les fruits de la réussite.
Il faut dire honnêtement que ces individus ne rencontrent pas non plus une défaite absolue. Ils ne poussent pas les choses assez loin pour cela. Ils se satisfont de jouer avec des projets et de construire des combinaisons qui, sans provoquer une déception importante lorsqu’ils n’aboutissent à rien, restent simplement en suspens un certain temps et surgissent de nouveau comme les bulles de savon qu’un enfant souffle en l’air.
Les qualités d’une personne persévérante
Maintenant nous allons considérer en termes généraux les qualités d’un homme persévérant.
À la tête de toutes ces qualités nous en trouvons une – la ténacité. Ensuite suivent en ordre :
Le calme ;
La patience ;
L’activité ;
L’assurance ;
L’attention.
Il existe beaucoup d’autres qualités auxiliaires ayant leur propre importance qui, greffées sur celles énumérées ci-dessus, leur ajoutent une grande part de leur valeur tout en jouant le rôle de fidèles alliées.
Nous parlerons de ces dernières dans les chapitres suivants. Dans ces pages préalables, consacrées plus spécifiquement à la définition de la persévérance, nous nous appliquerons à ne présenter que les éléments indispensables qui constituent les fondations mêmes de cette qualité prédominante connue sous le nom de persévérance.
Le calme
Le calme est la qualité des courageux.
C’est dans le calme que sont conçues toutes les bonnes résolutions qui mènent à des résultats bénéfiques.
Grâce au calme, nous sommes capables de poser les prémisses d’un raisonnement juste qui est à la base de toutes les entreprises comportant un potentiel de réussite.
Sans calme aucune déduction valable ne peut être faite et c’est toujours par ces déductions que débute la réussite.
Il est d’une importance cruciale d’entreprendre une action sans commettre d’erreur au départ.
L’échec est un facteur de découragement pour les esprits qui n’ont pas su tempérer le feu de leur énergie, et ils sont plus facilement submergés par le découragement parce qu’ils n’ont pas la force de lutter contre les événements dans lesquels ils aiment voir les agissements d’une puissance mystérieuse et hostile.

La patience
La patience, interdisant tous les signes de nervosité, nous impose la continuité de même que la régularité de l’effort.
Mais nous devons garder à l’esprit que la persévérance n’est rien d’autre que la volonté de faire cet effort dont la répétition crée la continuité.
La patience nous permet aussi d’évaluer les choses à leur juste valeur.
Elle dit non à l’irruption des considérations passionnelles et, au corollaire inévitable de celles-ci, le préjugé.
La patience nous permet aussi de choisir avec discernement et d’exécuter avec clarté et méthode les actions que la raison nous suggère d’accomplir.

L’activité
L’activité est indispensable à l’homme qui désire être persévérant.
Nous avons déjà parlé de cet enthousiasme factice qui prend trop souvent le nom d’activité, mais n’est en réalité rien de plus que la satisfaction d’un besoin excessif de mouvement.
L’activité réellement efficace ne se disperse pas dans telle ou telle direction.
Elle ne perd jamais une minute en choses inutiles.
Elle ne tente que ce qui, grâce à son pouvoir, est susceptible de se développer avec succès.
La division de l’effort est toujours le résultat d’une activité mal dirigée.
Beaucoup de siècles se sont écoulés depuis que l’expression “L’union fait la force ” a été prononcée pour la première fois, et dans son voyage à travers les âges jusqu’à nous, cette maxime n’a rien perdu de sa vérité et de sa pertinence.

L’assurance
L’assurance nous permet de mettre en pratique les décisions que nous avons conçues dans le calme et que la patience nous a aidé à faire mûrir lentement et sûrement jusqu’à ce qu’elles soient prêtes à rentrer en action.
L’assurance est la qualité maîtresse de ceux qui se sentent investis de la force de volonté qui inspire les actes.
Elle canalise tous les bienfaits de l’activité en lui permettant de connaître sa propre valeur et d’être utilisée pour une juste cause.
De plus, elle nous donne suffisamment de confiance en nous-mêmes pour laisser place au jeu libre de l’idée directrice de notre esprit, cette conseillère et instigatrice de nos meilleures actions.
L’assurance ne doit jamais, en aucune circonstance, être confondue avec l’effronterie.
Elle est la qualité de ceux qui sont maîtres de soi, ceux qui ne cherchent pas ailleurs qu’en soi-même les moyens d’atteindre la réussite.
Elle permet à l’imagination et à la raison d’agir de concert dans l’application des décisions qui ont été prises avec sagesse et, en modérant l’influence des impulsions dans nos actes, elle laisse à la raison une marge suffisante pour lui permettre d’assurer le contrôle absolu lorsque cela s’avère nécessaire.
En nous donnant la confiance en nous-mêmes, l’assurance nous rend capables d’avancer sans halte vers le but lointain que la raison nous a désigné.
Nous rappelons que nous examinons ici uniquement l’assurance raisonnable et réfléchie et non cette vanité crispée qui, en l’absence de fondement solide, ne peut se maintenir longtemps et qui tombe tôt ou tard en morceaux, enterrant sous ses ruines ceux qui, pendant une période plus ou moins longue mais toujours condamnée à une fin inéluctable, se sont cru capables d’impressionner les autres sans posséder de conviction réelle quant à leur propre valeur personnelle.

L’attention
L’attention est la pratique de la réflexion délibérément fixée sur un but défini.
C’est le désir de compréhension doublé de celui d’appliquer les enseignements que nous avons reçus.
Sans cette qualité d’attention aucune entreprise ne peut être conduite vers sa réussite finale.
Grâce à son éclairage, elle fait sortir de l’ombre les avantages et les inconvénients de toute action.
Les leçons du passé sont pour l’adepte de l’attention des promesses sûres de la réussite future.
Seuls les aveugles laissent glisser à côté d’eux, sans les remarquer ni les apprécier, les leçons de la vie.
Ceux qui ont de l’énergie s’appliqueront, en revanche, à trouver tous les moyens possibles pour mettre les leçons ainsi acquises en pratique.
Ils ne se permettent jamais d’oublier que l’attention est un facteur puissant de la réussite.
Elle est la mère de l’expérience qui n’existerait pas si on ne prenait pas le soin de fixer notre esprit sur les détails des choses, sur la fiabilité desquels on commencera à bâtir ultérieurement.
C’est grâce à l’attention qu’un inventeur est capable de faire des modifications dans ses créations en observant les défauts existant dans les mécanismes similaires.
C’est aussi grâce à l’attention que l’idée motrice peut se convertir en force active dont les effets se conjugueront dans la direction de l’acquisition de la persévérance.
Nous ne pouvons pas être plus clairs lorsque nous affirmons qu’il est quasiment impossible d’espérer acquérir cette qualité si on ne pratique pas les diverses vertus qui la constituent, tout en se préservant des défauts qui tendent à en contrarier le développement.
Elle nous sera aussi grandement utile pour développer les qualités que nous possédons déjà mais sous une forme larvée.
Elle nous réconfortera ; elle nous rendra patients, courageux, modérés et nous conduira enfin à la réussite en nous préservant des déceptions et des détresses qui assaillent, à un degré plus ou moins fort, les faibles qui ne sont pas soutenus par la foi en eux-mêmes.